Aléria, située sur la côte de la Costa Serena à 15 kilomètres de Ghisonaccia, est la ville parfaite pour les mordus d’archéologie. Et pour les amateurs de verdure aussi. La plaine est en effet très fertile, au grand bonheur des viticulteurs, arboriculteurs et agrumiculteurs. Les balades y sont très agréables. Et pour terminer, un tour sur les étangs d’Urbino et de Diane viendra parfaire votre journée
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Aléria, la cité Grecque devenue Romaine, Etrusque, etc.
Le passé d’Aléria est mouvementé. Tous les peuples venus en Corse se la sont arrachés ! Quelle star. Sa position géographique y est bien sûr pour quelque chose : située à une cinquantaine de kilomètres de Corte (pour rejoindre les montagnes), proche des autres ports de la côte, en liaison directe avec l’Italie et dans une plaine agricole qui plus est. On comprend mieux cet intérêt.
Revenons quand même rapidement sur les différentes origines d’Aléria. Elle a été fondée par des Grecs en fuite en 445 av JC. Ils la nomment Alalia. Commencent alors les cultures du blé, de l’olivier et de la vigne. Ils importent aussi des amphores, des céramiques, etc. C’est le début du commerce international pour Aléria.
A ce moment-là, les Etrusques débarquent. Une partie de la population Grecque s’exile alors en Italie mais l’autre choisit la cohabitation avec les Etrusques. Le comptoir se métisse.
Et voilà les Romains
. Ils construisent un fort, renomment la ville Aléria et la font capitale de la Corse. Pendant l’occupation romaine, la ville est tout ce qu’il a de plus prospère : échanges marchands, culture de la terre… On compte alors 20 000 habitants !
Chaque été, au mois d’août, les habitants rendent hommage à leur passé romain. Ils se déguisent et assurent le spectacle lors d’une reconstitution grandeur nature : combats, artisanat, défilé, tout y est.
L’anecdote sur Aléria
La plaine n’a pas toujours été cette terre propice à la culture et à l’élevage comme nous la connaissons aujourd’hui. Au XXème siècle, elle était même devenue invivable. En cause : les moustiques porteurs du paludisme. La conséquence : plus de 8000 personnes infectées sur 12 000 habitants. Il a fallu une pulvérisation massive de DDT sur toute la région après la seconde guerre mondiale pour assainir les plaines. Radical.
Visiter Aléria… au XXIème siècle






