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Sartène, la plus Corse des villes Corses

C’est à Mérimée que l’on doit le surnom de Sartène : « la plus Corse des villes Corses ». La raison ? Sartène est toujours restée fidèle aux traditions Corses, comme le montre la procession du Catenacciu le vendredi Saint. Erigée à 300 mètres d’altitude, la ville est solidement accrochée depuis le Moyen-âge à l’éperon rocheux du Pitraghiu. C’est une des villes les plus pittoresques de Corse. Alors voici une petite visite…

La commune de Sartène est la plus grande de Corse : sa superficie est de 200 km2. Elle s’étend de Cala d’Arana (au nord) et va jusqu’au rocher de Roccapina ! Sartène possède aussi un domaine de 2600 hectares de vignes bénéficiant de l’appellation AOC. Petit conseil à ce sujet : commandez un Fiumicicoli rosé pour accompagner votre repas du soir.

Voici l’histoire de Sartène en version abrégée : la ville a été fondée en 1550 par les Génois qui en confièrent la garde aux riches aristocrates… mais en 1565, des pirates attaquèrent la ville et réduisirent en esclavage 2/3 de la population. Au 19ème siècle (oui, on a sauté 3 siècles en une ligne :-)) les deux clans de la ville s’opposèrent avec pertes et fracas… jusqu’à l’accord de paix de 1834.

Pour en savoir plus sur place, des audio guides sont disponibles à l’office de tourisme. De quoi déambuler dans la ville en vous laissant raconter le passé de Sartène !

Les lieux à découvrir dans Sartène

  • Le vieux pont d’A Scaledda est la porte d’entrée de la ville. A cet endroit, vous pourrez admirer les fortifications de la ville : les remparts, la tour d’angle et l’Echauguette (un peu de patience, vous saurez ce qu’est l’Echauguette un peu plus bas ;-))

  • La place Porta (agora de la ville) est un lieu de rencontres, de promenades et de festivités. Vous y trouverez facilement un café en terrasse pour boire un petit verre de vin du cru. En 1945, elle a été rebaptisée la place de la Libération par… le Général de Gaulle en personne lors de sa venue à Sartène.
  • La vieille ville : pendant une bonne demi-heure, vous vous promènerez dans ce dédale de vieilles maisons accrochées à la colline, de ruelles pavées se terminant en escaliers et de placettes ombragées (pour vous reposer un peu après la montée, ouf)
  • La place Paoli est l’ancienne place du marché. Comme dans de nombreuses villes insulaires, vous y trouverez le buste de l’emblématique « Père de la Patrie Corse »  : Pascal Paoli.
  • L’église Sainte Marie. En rentrant, vous apercevrez sur la gauche la lourde chaîne et la croix utilisées pour le périple du Catenacciu (qui symbolise la montée du Christ au calvaire). Sur la droite, vous verrez la statue articulée du Christ qui sert aussi lors de la procession.
  • L’hôtel de ville ou Palais des Gouverneurs : il est installé dans l’ancien palais du lieutenant Génois. Elle jouait le rôle de maison forte (d’où la présence de mâchicoulis) puisqu’elle gardait le passage vouté qui sert d’accès vers la vieille ville. Ce passage devait très certainement avoir son pont levis pour bloquer l’entrée à la citadelle aux envahisseurs.
  • L’Echauguette : c’est une tour génoise du 16ème siècle qui a été construite sur les bases d’une ancienne tour médiévale. Elle possède des murs très épais et des meurtrières. On y voit toute la vallée de Rizzanese.
  • Place du Maghju : c’est l’occasion de flâner dans les boutiques de produits artisanaux et locaux installées tout autour de la place. Difficile de résister et de ne pas faire quelques emplettes.

  • Le Borgo : c’est le faubourg de Sartène. Dès 1650, Sartène est devenue trop petite. Il a donc fallu l’agrandir. Le Borgo se visite aussi en une trentaine de minutes. Vous y verrez de belles maisons en granit implantées le long de 2 rues parallèles, mais aussi l’oratoire de l’une des confréries de Sartène, l’ancien four à pain et la rue des Voutes, qui est ponctuée de passages couverts. Vous vous trouverez alors dans l’un des coins les plus typiques de Sartène.
  • Le Musée de Préhistoire Corse et d’Archéologie. Tous les trésors de l’archéologie Corse y sont présentés dont une grande partie des statues menhirs (comme celles de Filitosa).

Et en dehors de la ville ?

  • Le village de Tizzano. Idéal pour une petite baignade ! Ce petit port de pêche situé à 18 kilomètres de Sartène s’est beaucoup développé ces dernières années. Il a donc été aménagé en port de plaisance avec, juste en face, un fortin Génois. Un mélange de moderne et d’ancien ! Vous y trouverez aussi quelques paillotes pour grignoter et des criques pour vous baigner.
  • Le pont Génois sur le Rizzanese est appelé le Spin’a Cavallu (« en forme de dos de cheval »). Œuvre de l’architecte Maestro Maternato, il est classé Monument Historique depuis 1992.

  • Le Lion de Roccapina. Nous vous avions déjà parlé de ce fameux Lion de Roccapina en granit rose qui garde l’entrée Sud du Sartenais Valinco dans le Road Trip de Nikola.
  • Le plateau de Cauria à 14 kilomètres de Sartène en direction de Bonifacio. Dans ce paysage aride, vous verrez des alignements de menhirs dont le « Cimetière des Turcs » (l’alignement le plus grand de Méditerranée) et de dolmens dont le Funtanaccia (le plus grand de l’île). Dans le même esprit, pensez à visiter le site de Filitosa.
  • Les 2 plages de sable les plus connues du Sartenais : la Plage d’Argent et celle d’Erbaghju. Elles sont implantées dans un paysage très naturel de dunes couvertes de genévriers et de maquis. Par contre, il faut marcher un peu pour y arriver (maximum 2h15 pour la plage d’Argent qui est la plus éloignée de Roccapina). Mais il n’y a pas de difficulté pour les approcher… sauf les ronces ! Alors entre nous, évitez d’enfiler le maillot de bain avant d’arriver sur la plage.

Bonnes vacances dans la plus Corse des villes Corses…

Photos Wikipédia et de C.M

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